texte de scène

Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 22:20

Il y avait le sable lisse…

Comme une joue d'enfant.

Il y avait l'eau, un vêtement de nuit tombant d'une épaule, la fragilité d'une première étreinte.

Il y avait ma paume chargée de mémoire, dans le creux de ma main pris dans les lignes comme le sable humide, ces moments, ces grains...

Peut être y avait- il l'ébauche d'une cité? Un fragile écheveau de pensées projetées dans l'air, des constructions de cheveux, des maisons de souffles et d'images, des rues d'algues desséchées par le soleil... des rêves.

Debout dans la lumière un peuple de fées, menant lentement des conversations et des amours, jouant avec la pointe rouge du soir, riant puis pleurant d'un rien, comme seuls savent le faire ceux qui n'ont pas d'existence.

C'était cela.

Quelque chose de fragile qui se dressait là, sous mon front…une construction de sable dans une sphère d’os.

Et puis ils sont passés.

Aussi beau qu’un orage d’été…

Course, pieds nus dans l’eau, jambes déployées dans le paysage…

Et puis ils sont passés…

 

Où s'en vont ceux qui courent ?


Dessin : Michel Gerardin

Par Basic Nepoti - Publié dans : texte de scène
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 22:09

Euridice :  Il  y a cette femme qui danse, qui marche, qui vole, qui dort...

Rivière parsemée de feuilles mortes,

cheveux flottants derrière moi dans l'onde claire et lumineuse comme du verre.

Une immense robe largement étendue autour de moi comme un navire consumé, un navire de couleur. 

Je pars.

Je suis partie.

 

Je marche en arrière, bras tendus devant moi.

La nuit m'aspire.

Je ne sais pas où je vais, je sais seulement ce que je quitte.

Toi.

 

Les rives du monde.

 

Les berges se couvrent d'un liseré d’or, les feuilles tombées des arbres dans cet automne magique.

Quelqu'un court sur la terre, j'entends son pas et son souffle. Je ne le vois pas.

Je vois le ciel basculer comme on verserait de l'eau sur mon visage. Une eau constellée.

 

C'est toi qui cours.

 

Je danse et je tombe.

M'accompagnent des pétales de rose, des brumes, des grains de poussière.
La chute est la saison qui suit l'automne mais qui n'est pas l'hiver.


Photo : Michel Gerardin
Par Basic Nepoti - Publié dans : texte de scène
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 20:00

-         Je suis une petite fille. Il y a aussi un garçon, un autre garçon, un petit frère encombrant. Il y a des carcasses de voitures. Nous jouons à la course. Nous sommes immobiles, mais les voitures vont très vite puisque nous faisons la course. C’est le temps qui file sous elles, le troupeau du temps. J’ai toujours des bonnes idées, les garçons me suivent. Parfois, on s’arrête pour manger des tartines de pain noir et de la confiture, du pain au goût de cendre.

-         J’aime bien la voiture noire ! On dirait un carrosse.

-         C’est une traction avant. C’est la voiture qu’avaient les maquisards quand il y avait la guerre contre les boches.

-         Ah ouais ! Tu crois que ça, c’est une voiture de maquisard ?

-         Je crois…Il y a même des trous de balle dans la carrosserie…

-         Ouah…bon !

-         C’est vrai ?

-         Oui ! Y a même encore du sang sur les siéges !

-         Non, c’est de la confiture !

-         Tais toi, t’y connais rien en sang !

-         J’y connais mieux que toi ! Qui c’est qui est parti quand ils ont tué le veau ?

-         Bon , on joue !

-          C’est qui les boches ?

-         Les boches…c’est toi ? Nous on est les maquisards et on s’enfuit…toi, tu nous poursuis avec les motos, les camions, les voitures.

-         Je veux aussi un tank !

-         Je voudrais faire pipi avant la guerre contre les boches !

-         Ouais ! Dépêche toi avant qu’ils te bouffent le zizi !

-         Je me demande comment se font les choses ? Comment se fait-il que les automobiles servent pour la guerre, puis finissent leur destin, seules dans un champs, habitées par les rats et les enfants, ouvertes à la pluie et au vent. Je me demande si elles y pensent ! Je me demande si quelqu’un a pensé à un paradis pour les vieilles voitures. Je me demande si lorsqu ‘on a été quelqu’un ou quelque chose, on peut se satisfaire d’être quelqu’un d’autre ou quelque chose d’autre, si on ne se sent pas obligé de comparer. Je me demande si oublier est une action consciente, si ça s’apprend. Je me demande si on peut défaire les choses, morceau après morceau puis s’en resservir pour faire autre chose. Si on peut recycler sa douleur. Personnellement, je trouve ça un peu niais, un peu facile. Je me demande comment on fait pour éviter d’être triste, d’être malheureux, parce que sinon, je vois pas à quoi ça sert d’être vivant. Je me demande pourquoi, lorsqu’on est vieux, on va puiser si loin dans l’enfance pour trouver des choses à raconter. N’y a-t-il rien d’intéressant plus tard ? Je me demande qui des deux garçons, je vais embrasser dans quelques années, et si ça a de l’importance. Je ne crois pas, je ne crois plus. Maintenant je suis vieille et j’entends la traction venir me chercher, les portières claquer, et les bottes crisser sur les graviers de la route, j’entends les culasses que l’on arme.

-         Dis, c’est quand qu’on commence ? Parce qu’il a pissé.

-         On commence maintenant !

 

Les enfants explosent en cris et en rire, c’est comme ça, comme si on ouvrait les mains et qu’elles soient pleines d’oiseaux, et qu’ils s’envolent en tous sens et toutes couleurs.

Ils retombent ensuite, comme les cendres des feux d’artifices, des braises et de la poussière noire dans les ténèbres, charriant une odeur de poudre et de joie.

Par Basic Nepoti - Publié dans : texte de scène
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /Mai /2008 08:05


-Nous ouvrons la piste pour que passe la machine. Nous couchons les guerriers sur le champ de cendres, ils tombent et soulèvent un ciel de poussière, un ciel d’orage, un ciel noir. Nous pouvons croire alors que rien ne nous résiste.

La lumière nous suit, avec les camions et les bars à putes. Dés que les arbres sont tombés, elle s’installe, il fait alors une chaleur d’enfer et nous avons soif. Soif d’eau, soif d’air, soif d’ombre.

Et pourtant, quand nous entrons dans la forêt les oiseaux s’arrachent et saignent dans la nuit des fleurs fulgurantes. Les singes aussi crient, les yeux des fauves brillent et se ferment, ils tombent sur le sol comme des pierres précieuses, des agates. Mais nous coupons les arbres, attachés l’un à l’autre, ils tombent, brisent leurs étreintes d’amoureuses dans un gémissement, une plainte qui retentit jusque sous nos casques. Nous continuons, nous sommes insensibles.

Droite est la piste que nous traçons pour la machine, du levant au couchant, une ligne parfaite, nous savons comment tromper la loi de Coriolis. Nous sommes dociles, nous écoutons les maîtres, ils savent quoi nous dire et quoi nous donner. Lorsque les machines se taisent il y a un silence effrayant alors nous ne nous arrêtons jamais, il y a toujours quelqu’un pour couper un arbre.

Parfois, il y a des gens qui nous regardent, des sauvages, ils ont les nez percés et vont nus, ils marchent sur les serpents et parlent aux porcs-épic.   Ils nous regardent couper les arbres, et leurs yeux sont fermés. Pourquoi ?

Nous sommes bons. La forêt est cruelle, rien ne pousse sur son sol que des arbres. Lorsque la machine passe, elle laisse les bords de la route pour les paysans, ils  y posent leur marmaille et leurs cahutes de boue, ils brûlent les buissons et sèment le maïs... après que nous soyons partis. Parfois leurs filles viennent avec nous, elles aiment le goût de cendre de notre sueur.

Si personne ne s’en occupe où ira le monde ? La forêt l’envahira, les arbres tisseront entre eux leurs étreintes et étoufferont les villes. Ça s’est vu, il y a parfois des restes de cités aux murs croulés par les plantes, des cadavres de villes défoncées par les arbres, j’en ai vu.
J’ai de l’essence pour ma machine, une chaîne neuve, une médaille de la vierge que m’a donnée ma mère. En fait, je suis heureux.

 

Par Basic Nepoti - Publié dans : texte de scène
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 08:09

« Tout ce qu’on a mis dans le train n’existe plus. La famille, les valises, les journaux du matin, le désir de vacances. C’est comme ça…on écrit tout dans un livre on le ferme et hop, c’est mort… on pense que quelqu’un le voit, on pense que quelqu’un le lit…mais tout ça va trop vite, l’essentiel reste dans nos pensées, on ne laisse à voir que ce que la vitesse gracie… le plus lourd du sentiment n’a pas eu le temps de bouger…

La fulgurance nous trahit.

 

Les images brûlent sur la rétine.

Les restes roulent avec les cendres, comme du charbon dans les cales du tender. »

Par Basic Nepoti - Publié dans : texte de scène
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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 21:58





Écrire c’est pour passer le temps.

On peut aussi croire qu’il s’agit de descendre dans l’esprit humain, une torche à la main... éclairer les couloirs, les vastes voûtes, éclairer les vérités peintes sur les murs d’os… descendre un escalier en colimaçon, une longue aiguille creuse qui nous transporte à travers les épaisseurs des consciences… une longue aiguille qui traverse la carne de l’écrivain jusqu’à son fluide, jusqu’à l’océan.

J’ai peur que cette torche n’allume que les ténèbres, un long siège de nuit, un encerclement total de noirceur silencieuse et patiente, une armée inflexible et infinie.

 

Le problème avec l’écriture, c’est qu’elle court plus vite que la respiration… une bête sauvage et belle qui saute de lieu à lieu, d’épopée en roman, d’alexandrin en  blague funeste… c’est parfois ridicule…on s’y perd…

 

Viennent des choses qui nous traversent comme un chant de foudre, des lances de mot.











Photo: Michel Gerardin
Par Basic Nepoti - Publié dans : texte de scène
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 18:01

Il se dit que...

...ma foi, il a passé sa vie à planter des piquets d’acacia pour y fixer du fil barbelé. Avec une masse.

Ca faisait comme des lignes; dessus le ciel et l’herbe écrivaient des phrases, des bouts d’histoires de nuage, de pluie, d’hirondelle, de brin de laine, de mésange, de neige, de vent…Il y avait des choses plus dures.

Il y a des endroits où il s’était trouvé des milliers de fois. Il y a des endroits ou il avait marché, où il s’était arrêté pour réparer le tracteur, où il s’était penché pour couper le foin avec une fau, où il s’était assis, où il avait ramassé, posé quelque chose... plusieurs fois même, plusieurs fois  le même geste au même endroit comme s’il avait donné rendez vous là, à sa main, plusieurs fois…

 La terre a-t-elle retenu son odeur? La forme de son corps comme appuyé dans l’air, comme en creux.

Non !

Il se dit que faire et défaire c’est toujours travailler.


Il compte sa vie avec des chiens.

Il en a eu 8, 9, 10 chiens…Il en garde encore quelques uns en tête. Il les engueule.

La terre roule sous le pas et on ne bouge pas. Chacun de nous marche sur sa propre planète qui roule sous ses pieds.

Aujourd’hui, il ne travaille plus…il défait peu à peu les souvenirs, il regarde la télé, il entend les autos qui passent sur la route et il émet des hypothèses sur leur destination ou leur origine. Il s’invente une science exacte. Quand il peut, il marche. Quand il était petit, il travaillait déjà. Pourtant, il n’y a pas de muraille de Chine, ni monument, il n’y a pas d’œuvre, c’est comme s’il n’avait rien fait d’autre qu’occuper  son corps. Rien.

C’est comme ça. Il ne reste rien, on emporte avec soi les cathédrales et les chefs d’œuvre de nos illusoires espérances. Ils descendent avec nous dans la terre.

Il reste juste ce qu’il a raboté dans le paysage. Il est un tout petit plus rond après son passage.

 

Il marche souvent jusqu’au bout du plateau avec sa canne, sa gabardine et son chien fantôme.

Ce jour là, il est heureux et un peu ivre, parce qu’il a fait faire un nouveau toit pour sa grange, il dit que ça sera bien pour ses enfants. Il le dit à celui qu’il croise aujourd’hui.

C’est tout.


















Photo : Michel Gerardin.

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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 13:39

 

Mon cœur est un foyer ardent dans lequel je jette confusément ceux qui passent à ma portée,  les innocents, les habitants de la mémoire.

Ce qui était hier brûle en moi. Dansent sur les braises les belles aimées,  les princesses aux doigts de terre…

 

Je me souviens… il y eut un temps où la fumée soutenait mon vol… étendus sur elle mon corps et ma pensée… on croit parfois que nos âmes sont légères, qu’elles peuvent marcher sur la brume commune…marcher sur l’air crasseux des villes…on peut être amoureux ou seulement jeune. On croit. La chute est dure…





Photo : M Gerardin

Par Basic Nepoti - Publié dans : texte de scène
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 20:09

 

 

       Nous croyons que le temps n’est pas une ligne mais une eau d’une couleur qui n’est pas sur Terre.

      Nous croyons qu’il est possible d’y nager dans toutes les directions au gré du désir…

     Nous croyons que nous possédons ce pouvoir, que nous avons vécu déjà mille vies et que ce désordre nous comble.

    

L’homme seul : Les lumières brillent et éclairent les avenues, les boulevards, les places. On devine une géométrie asservie à quelque utilité mais il n’y a personne.

Ce qui était rempli de monde est maintenant vide. Ils sont partis. Quelque chose les a tués et a fait disparaître leurs corps.

Au croisement les feux poursuivent leurs échanges de couleur. Rouge. Orange. Vert. Piéton clignotant. Les automobiles sont immobiles et silencieuses.

Ils sont partis.

Je m’assois sur un banc. Je sens confusément le fleuve qui coule entre ses quais bien sages et chargés de personnages de pierre. Je sais qu’ils me regardent avec leurs yeux creux.

Dans le métro quelques trains roulent.

Je sais que sous la terre des cargaisons de lumière passent. Mais il n’y a plus personne. Je suis le dernier.

La chose qui les a fait disparaître m’a oubliée.

Ou bien il n’y a rien eu.

Nous sommes ainsi tous séparés en nos esprits comme murés dans nos pensées.

Où allions nous avant ?

Je me souviens. Nous n’avions pas de destination, ainsi nous marchions à l’envers du monde, ou avec confusion et maladresse. Nous marchions vers la perte. Un trou noir dans la terre.

Aller d’un point à un autre sans tracer de ligne.

Ou bien…

Aller d’un point à un autre avec le plus de violence possible.

Pas de ligne en épaisseur mais en creux. Comme la marque d’une machette.

Je suis un ange et je visite l’église après l’apocalypse, je vois que ce temple n’est pas ma maison.

Où sont ils ?

Ceux qui étaient mes enfants n’ont plus de visage. Ils sont partis avec eux. Je n’ai plus ce souvenir. Mon amour, ma mère, mon frère…

Il n’y a que les visages des pancartes qui me les rappellent.

La cruauté des corps.

Ils auraient du fuir aussi, quitter leur support et marcher vers l’absence, silhouettes de papier oscillant dans les rues.

Laisser la ville à son silence.

Ils auraient dû… Ne laisser que les murs, que les panneaux métalliques vides, comme des portes fermées sur le mystère, des milliers de portes… 












Photo : Michel Gerardin

Par Basic Nepoti - Publié dans : texte de scène
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 21:29










L’ange est relâché et le vent l’emporte. Du manteau vient l’épée et de la nuit jaillit le cavalier. Cheval de soie et de sang, cheval d’écume et d’eau. Le cavalier prend l’épée et combat la multitude des invisibles, épuisé et blessé il finira par s’affaler dans le corps gigantesque de sa monture.

 

Cavalier : La cavalcade est terminée, la mer de mon sang coule de ma bouche et entre dans mes poumons.

 

Ce que nous avons combattu finit par nous soumettre.

Les boucles d’acier, l’épée, l’écu… tout ça n’a servi à rien… qu’à allonger la durée de la bataille.

 

Ma forteresse se noie.

 

Enfant, nous hésitons à nous soumettre. L’arrogance habite nos cœurs et arme nos bras…plus tard… le courage devient une habitude et la chute s’affirme dans chacun de nos pas.

 

Se battre fut une mauvaise idée.

 

Les mots roulent dans l’armure.

Ruissellent aussi les larmes et les remords. Si loin dans ma vie, je vois la piste solitaire, le paysage… la forêt s’éteint comme au dernier jour du monde. Qu’ai-je a donné à l’hirondelle qui touche de son aile la soie de l’ombre ? Un soupir…beau, comme une parure à l’oreille de la femme qu’on aime…

 Mille mondes nous avons parcourus et nous n’avons rien ramené… Pas d’objet magique ni de souvenir…des images qui vacillent au bord de la mémoire… Rien. Il n’y avait pas de lieu pour moi.

Hormis le corps du cheval.

 J’ai cru que l’épée était la compagne… j’ai cru en sa forme amoureuse…J’ai cru au chant et à l’objet. Au creux de ma paume la bouche de l’épée n’a jamais parlé.

 Nous avons dépecé les poitrines pour lire dans les cœurs et nous n’avons pas trouvé ce que nous cherchions.

L’amour ?

 Nous avons fui dans les lieux de l’esprit. Ce que nous aimions vainement ne se trouvait pas sur terre, alors nous avons fait semblant de croire… nous avons fait comme si nous pouvions vaincre et pas un instant nous ne l’avons cru…

 L’épée tombe de sa main.

 Tout cela, ce n’était que du fer…

 

 

Photo : Michel Gerardin

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Elles dansent.

 

 

 

App 03 copie

 

 

 

 

Photo : M. Gerardin

Décomposition.

Juste dire que "la lunette et le sabre" offre à la lecture :
- des bribes, des extraits qui seraient plutôt lisibles (le sont ils ?) dans ce qu'il est commun d'appeler, des articles.
- des écrits entiers, ou des travaux en cours, dans ce que l'on dénomme, des pages.

Bien sûr, tous ces textes ont été écrits par quelqu'un, et toutes les photos ont un auteur.
Je salue d'ailleurs au passage, mon camarade d'aventure, celui qui marcha avec Basic Nepoti, sur les sables de Mars.

Basic.

Oiseaux

 

 

 

 

 

App 16

 

 

 

Photo M Gerardin

 
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