Partager l'article ! Où s'en vont ceux qui courent ?: Il y avait le sable lisse… Comme une joue d'enfant. Il y avait l'eau, un vêtement de nui ...
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La lunette et le sabre. |
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Nous avons marché sur le monde et au dessus. Nous avons marché sur le monde et au dessous. Nous n’avons pas trouvé ce que nous cherchions. Nous ne
savions pas ce que nous cherchions. » |
Il y avait le sable lisse…
Comme une joue d'enfant.
Il y avait l'eau, un vêtement de nuit tombant d'une épaule, la fragilité d'une première étreinte.
Il y avait ma paume chargée de mémoire, dans le creux de ma main pris dans les lignes comme le sable humide, ces moments, ces grains...
Peut être y avait- il l'ébauche d'une cité? Un fragile écheveau de pensées projetées dans l'air, des constructions de cheveux, des maisons de souffles et d'images, des rues d'algues desséchées par le soleil... des rêves.
Debout dans la lumière un peuple de fées, menant lentement des conversations et des amours, jouant avec la pointe rouge du soir, riant puis pleurant d'un rien, comme seuls savent le faire ceux qui n'ont pas d'existence.
C'était cela.
Quelque chose de fragile qui se dressait là, sous mon front…une construction de sable dans une sphère d’os.
Et puis ils sont passés.
Aussi beau qu’un orage d’été…
Course, pieds nus dans l’eau, jambes déployées dans le paysage…
Et puis ils sont passés…
Où s'en vont ceux qui courent ?
Dessin : Michel Gerardin
Photo : M. Gerardin
Juste dire que "la lunette et le sabre" offre à la lecture :
- des bribes, des extraits qui seraient plutôt lisibles (le sont ils ?) dans ce qu'il est commun d'appeler, des articles.
- des écrits entiers, ou des travaux en cours, dans ce que l'on dénomme, des pages.
Bien sûr, tous ces textes ont été écrits par quelqu'un, et toutes les photos ont un auteur.
Je salue d'ailleurs au passage, mon camarade d'aventure, celui qui marcha avec Basic Nepoti, sur les sables de Mars.
Basic.
Photo M Gerardin