Partager l'article ! fil d'écume.: « Nous n’avons rien à dire. Pourtant, nous tournons le dos au monde et avec peine nous essayons d’écrire ce ...
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La lunette et le sabre. |
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Nous avons marché sur le monde et au dessus. Nous avons marché sur le monde et au dessous. Nous n’avons pas trouvé ce que nous cherchions. Nous ne
savions pas ce que nous cherchions. » |
« Nous n’avons rien à dire. Pourtant, nous tournons le dos au monde et avec peine nous essayons d’écrire ce qui nous tourmente.
Il y aurait mieux à faire. »
Ainsi commença t-il son livre.
Une sorte de suicide.
Une sorte d’aveu ridiculement névrotique.
Une sorte de lucidité innocente.
Puis il poursuivit et le livre alors s’élança, comme un lourd cheval qui mange de l’herbe, puis se met à courir, soulevant de ses sabots énormes des mottes de terre, allongeant sa course jusqu’à ne plus toucher terre, allongeant sa course jusqu’à développer deux ailes immenses qui l’arrachent au sol.
Un fil d’écume
Pour coudre bord à bord
Les pièces du manteau.
Pièces d’eau et de ciel,
Pièces de feuilles et d’écorce.
Je parle doucement aux oreilles de celle qui dort.- Suspendre les mots comme des bijoux ciselés, des minuscules clous d’or.-
Voici que s’offre à nous la joue de la colline. Sur sa pente, nous marchons, ravaudant le paysage de nos gestes anciens, un pas devant l’autre avec obstination. Il y a mille ans déjà, nous marchions ainsi, glanant les noix tombées. Nous renouvelons le baiser.
Ou bien ne plus rien raconter, ne plus rien dire.
Se taire.
Photo : M. Gerardin
Juste dire que "la lunette et le sabre" offre à la lecture :
- des bribes, des extraits qui seraient plutôt lisibles (le sont ils ?) dans ce qu'il est commun d'appeler, des articles.
- des écrits entiers, ou des travaux en cours, dans ce que l'on dénomme, des pages.
Bien sûr, tous ces textes ont été écrits par quelqu'un, et toutes les photos ont un auteur.
Je salue d'ailleurs au passage, mon camarade d'aventure, celui qui marcha avec Basic Nepoti, sur les sables de Mars.
Basic.
Photo M Gerardin